Est-il possible
de se servir du corps
pour mieux apprendre ?
Marie-Françoise
Guth-Meunier
Professeur des Ecoles stagiaire
Mémoire IUFMde Bourgogne-Mâcon - 2006
De stage en stage, j'ai pu observer à loisir le comportement des élèves.
Cela m'a conduite à la remarque suivante : à tout âge,
ils sont nombreux à avoir du mal à rester en place pendant toute
la durée d'une séance. Ils sautent sur chaque occasion de bouger,
vont tailler plusieurs fois leur crayon, se proposent avec vigueur pour distribuer
cahiers ou dictionnaires, se précipitent pour ramasser la règle
du copain même éloigné. C'est un fait que, dans la plupart
des champs disciplinaires, le corps, obligé de se soumettre à des
heures de station assise est au mieux neutre, au pire un frein.
Que faire alors de ces mouvements parasites ? fallait-il les tolérer
? les réprimer ? J'ai vite compris que fermer les yeux s'avérait
ingérable : l'agitation des uns s'étend rapidement aux élèves
les moins motivés et gêne la concentration des autres. Agir par
la répression m'est apparu toutefois une solution de pis-aller. Pouvais-je
emprunter une « troisième voie » ?
J'ai eu ainsi envie de me mettre en recherche pour réfléchir
sur comment prendre en compte le corps à l'école : des enseignants
avaient-ils expérimenté des façons de l'intégrer
dans le déroulement normal de la classe ? La relaxation pouvait-elle
prévenir les envies de bouger intempestives de la part des élèves
?
Puis j'ai décidé d'aller plus loin : au lieu de vouloir gommer
le corps ou le réfréner, j'ai recherché si des expériences
avaient été menées montrant que le corps pouvait jouer
un rôle positif dans les apprentissages. « L'intellect de
l'enfant ne travaille pas seul, mais, partout et toujours, en liaison intime
avec son corps, et plus particulièrement avec son système nerveux
et musculaire » dit Maria Montessori. « Ce fait affecte
profondément notre manière de penser et joue un rôle prépondérant
dans le développement de l'enfant ».1 Y
avait-t-il alors moyen de mobiliser davantage le corps, de lui donner une position
motrice ou accélératrice dans la construction des savoirs ? Je
me suis demandée si donner au corps un rôle d'acteur rendait l'apprentissage
plus accessible ou plus durable. Existait-t-il des théories à ce
propos ? Quelles initiatives avaient déjà été prises
pour faire participer le corps ?
Finalement, était-il possible de se servir du corps pour mieux apprendre
?
_____________
1STANDING E.M., Maria Montessori à la
découverte de l'enfant, Paris, Desclée de Brouwer, 1972,
p102.
1. Introduction
1.1 Cette idée est-elle conforme aux directives de
l'Education Nationale ?
1.2 Favoriser en premier lieu le bien-être physique de l'élève
dans la classe
2. Comment mettre le corps en condition pour qu'il favorise la concentration et l'écoute ?
2.1 Ecouter le silence
2.2 Le calme par l'écoute musicale
2.3 Expérimenter la relaxation
2.4 Apprendre à se concentrer
2.5 Se relaxer et se concentrer à travers le coloriage !
2.6 Succès et difficultés pour aider les élèves à se
recentrer
3. Prendre les apprentissages à bras le corps
3.1 Le corps ne peut pas être mis de côté pendant
la classe !
3.2 Apprendre « par corps »...
3.3 Le corps, point d'entrée dans les apprentissages pour certains élèves
?
3.4 Autres expériences menées en classe et faisant intervenir
le corps
4. Conclusion
5. Bibliographie
6. Annexes
_____________________________________________
L'envoi de l'intégralité des mémoires au format PDF est gratuit.
Pour recevoir celui-ci, écrivez-nous en
précisant vos nom, prénom, adresse et profession
pour l'information des auteurs.